Se vêtir adéquatement pour profiter d’une randonnée de motoneige : Démystifier le système multicouche

Publié Par KimpexWP le 05, Feb 2019
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Si dans les dernières années vous avez visité des boutiques spécialisées en vêtements d’hiver, on vous a certainement vanté les mérites d’un habillement multicouche. Effectivement éprouvé depuis plusieurs décennies dans l’industrie du plein air, le système multicouche se fraie dorénavant un chemin dans la pratique d’activités sportives hivernales, y compris les sports motorisés.

Mais qu’en est-il véritablement de cette façon de se vêtir ? Est-ce vraiment efficace dans toutes les conditions ? De prime abord, il peut sembler un peu farfelu de croire qu’un système idéal pour la randonnée pédestre en automne sera tout aussi adéquat pour rouler 70 km/h à -15 degrés en motoneige. Ce qu’il faut savoir à propos du système multicouche, c’est que cette façon de se vêtir repose avant tout sur un principe adaptatif où les matières et le degré d’isolation de chacune des couches varient en fonction de l’intensité de l’activité et du niveau de chaleur désiré. Il suffit donc de bien comprendre le fonctionnement et de trouver la combinaison idéale, qui répondra le mieux à vos besoins.

 

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La règle de trois

Pour bénéficier d’un confort optimal, surtout en conditions hivernales, votre habillement doit se composer au minimum de trois couches. En interdépendance entre elles, chacune des couches remplit un rôle qui lui est propre et ne peut être retranchée. Donc, peu importe le contexte d’utilisation, les conditions climatiques ou le niveau de chaleur recherché, les trois vêtements sont nécessaires. C’est la règle de base à respecter.

 

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La première couche est souvent celle dont on sous-estime l’importance. Son rôle est pourtant capital puisque c’est le vêtement qui est en contact avec votre peau et qui doit vous garder au sec. En conditions hivernales, l’ennemi le plus sournois est l’humidité que génère votre corps. Si vos vêtements n’évacuent pas cette humidité, vous serez inconfortable et vous risquez de geler dès que vous ralentirez la cadence.

Les sous-vêtements pour remplir leur rôle doivent être longs et ajustés. C’est pourquoi la majorité des vêtements de base sur le marché sont réalisés dans des tricots extensibles. En épousant les formes de votre corps, les fibres peuvent alors mieux jouer leur rôle en repoussant l’humidité vers la couche intermédiaire.

Les fibres à privilégier : les fibres synthétiques et la laine Mérinos

C’est le moment de remiser votre sweatshirt, votre t-shirt et vos jeans ! Parce que la fibre de coton dans laquelle ils sont faits absorbe l’humidité, et une fois mouillée, cette dernière perd toutes ses propriétés thermiques. Peu importe le nombre de couches que vous ajouterez, si vous avez transpiré, vous aurez froid ! Alors pour la couche de base, évitez à tout prix les vêtements de coton.

Pour l’activité intense, on privilégie un fort pourcentage de polyester, de polypropylène, de nylon ou de polyamide. Faciles d’entretien, ces fibres synthétiques ont une bonne extensibilité, n’absorbent pas ou très peu l’humidité et sèchent très rapidement. Puisqu’elles absorbent les odeurs, il est cependant important de s’assurer de la présence d’un traitement anti odeurs et antimicrobien.

Naturellement antibactérienne et douce au toucher, la laine de mérinos s’avère, quant à elle, être un bon choix si vous avez besoin d’un indice thermique plus élevé. La laine mérinos peut absorber plus de 33 % de son poids en humidité, qu’elle conserve à l’intérieur des fibres, ce qui fait que le tissu demeure sec en surface. Par contre, une fois trempée, il faudra compter plus de temps pour le séchage. Les sous-vêtements à fort pourcentage de laine mérinos sont également plus dispendieux à l’achat que les contenus de fibres synthétiques.

La plupart des vêtements de base offerts sur le marché vont présenter un contenu en fibres mélangées. On optimise ainsi les propriétés différentes de chacune des fibres afin d’obtenir des matières hautement performantes qui évacuent l’humidité et vont agir comme régulateur de chaleur corporelle.

 

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La couche intermédiaire joue le rôle de l’isolant. Elle permet de conserver la chaleur que produit votre corps et repousse le froid extérieur. Elle doit également prendre le relai de la couche de base et continuer l’évacuation de l’humidité vers la couche extérieure. C’est en fonction de l’indice de chaleur désiré qu’on choisit la couche intermédiaire qui, sans être ni trop ample, ni trop ajustée, doit permettre une certaine liberté de mouvement.

Une fois convertis aux vertus de la couche de base, plusieurs motoneigistes actifs sont tentés de tout simplement éliminer cet intermédiaire. En conditions hivernales, cette couche est absolument nécessaire, car elle vous permet de vous ajuster aux changements de températures. Si vous avez trop chaud, vous pouvez la glisser dans votre sac, au contraire, si vous êtes plus frileux, vous pouvez en ajouter une supplémentaire !

Les matières à privilégier : Polaire et doublures « doudounes »

Encore une fois, il est préférable d’éviter le coton, bien que ce ne soit pas tout à fait proscrit. Néanmoins, d’autres choix s’avèrent plus intéressants pour remplir le rôle d’isolant. Une veste de laine polaire est une couche intermédiaire parfaite. Légère, douce, respirante et confortable, la laine polaire est disponible en différentes épaisseurs qui procurent des degrés d’isolation thermique variés.

On peut aussi considérer les doublures isolantes en duvet ou en fibres synthétiques. Chaudes et légères, ces petites « doudounes » offrent une alternative intéressante pour ajouter une couche supplémentaire. Se glissant facilement dans un sac, elles s’intègrent facilement à la couche extérieure et elles sont idéales pour les entresaisons. Les doublures sont parfois intégrées directement aux couches extérieures pour en faire des manteaux 3 en 1 qui sont extrêmement pratiques dans des climats nordiques aux fortes variations de température.

 

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Dernier rempart, la couche extérieure fait office de bouclier qui doit vous protéger autant de la pluie, de la neige que du vent. Elle doit se porter par-dessus les autres couches et faciliter la liberté de mouvement ; sans cependant être trop ample pour éviter les pertes de chaleur. Les coutures doivent être scellées, et les fermetures à glissière, résistantes à l’eau. Cette couche se doit d’être imperméable, mais également respirante pour poursuivre le travail des autres couches et continuer l’évacuation d’humidité vers l’extérieur.

Les matières à privilégier : Imperméables et respirantes

Si un tissu peut à la fois évacuer l’humidité corporelle et empêcher les gouttes d’eau de pénétrer, c’est qu’il se compose d’une membrane. Appliquées ou laminées sur le tissu extérieur de nylon ou de polyester, les membranes ont des pores qui sont plus petits que les gouttes d’eau qui ne peuvent traverser; mais beaucoup plus grands qu’une molécule de vapeur d’eau qui peut alors s’échapper. La membrane permet donc aux matières d’être à la fois imperméables et respirantes.
La couche extérieure n’a pas besoin d’être isolée puisque c’est la couche intermédiaire qui joue le rôle de l’isolant. Le manteau coquille est donc utilisable en toute saison. Il y a cependant sur le marché des modèles adaptés pour des conditions de froid intense qui présentent différents degrés d’isolation pour compléter l’effet de la seconde couche.

 

On fait son habit comme on superpose les couches !

 

Le climat varie énormément au cours d’une saison de motoneige... On connaît même des changements de conditions en quelques heures. Profiter des magnifiques panoramas de neige

ou s’amuser dans la poudreuse peut vite tourner au cauchemar si le froid vous transperce jusqu’aux os ou si, au contraire, vous avez l’impression d’être un ilot de chaleur brûlant et humide!
Les inconditionnels de l’hiver vous le diront : il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements! Adopter un habillement qui respecte les règles de base du multicouche c’est un peu comme profiter d’un microclimat personnalisé!

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